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Micro habitats naturels
La base nautique de Port-Saint-Louis-du-Rhône, à Carteau, sur la Presqu’île du Mazet, vous invite à prendre la mer, seul ou en groupe, enfants comme adultes.

Régénérer la conduite hydraulique et écologique terre-mer
Les actions de renaturation conduites à terre par le Pôle Nautisme Mer & Développement trouvent un prolongement immédiat sous l’eau : la pose d’une vingtaine nurseries dits micro-habitants naturels sous un linéaire d’environ 250 mètres de pontons de plaisance et sur les quais permet de restaurer des micro-habitats aquatiques, de filtrer naturellement les eaux de surface, d’atténuer le clapot et de soutenir la biodiversité marine.
Ces équipements ne sont pas traités ici comme des accessoires isolés, mais comme des maillons essentiels d’une trame bleue littorale, qui valorise la dépollution en amont, la reconquête écologique et la stabilisation physique des berges. Ils traduisent le dialogue entre ce que l’on infiltre à terre et ce que l’on régénère en mer.

Favoriser la biodiversité
Ces micro-habitats ont un rôle multiple. Ils sont avant tout importants pour la faune maritime car ils servent d’abris artificiels conçus pour favoriser la biodiversité sous-marine en jouant plusieurs rôles-clés :
- Création d’habitats : Les nurseries recréent des structures naturelles (comme des rochers ou des récifs) qui offrent un refuge aux espèces marines (poissons, crustacés, mollusques). Cela est utile dans des zones où les habitats naturels ont été détruits ou dégradés
- Protection contre les prédateurs : Ces structures protègent les jeunes poissons et autres organismes vulnérables en leur fournissant des cachettes, augmentant ainsi leurs chances de survie
- Favorisent la reproduction : ces « cages » en matériau recyclé offrent un lieu sécurisé pour la ponte et le développement des œufs, contribuant à la reproduction et à la pérennité des populations marines.
- Accroissement de la biodiversité : Par un habitat supplémentaire, ils attirent une diversité d’espèces et contribuent à enrichir les écosystèmes locaux.
- Amélioration de la qualité de l’eau : Certaines espèces présentes dans les micro-habitats, comme les huîtres ou les moules, filtrent l’eau et aident à maintenir un environnement sain, réduisant ainsi la turbidité ce qui favorise la croissance des herbiers marins, eux-mêmes importants pour la stabilisation des fonds marins
- Mais ils ont également une autre action, moins connue et pourtant totalement cruciale : ces équipements environnementaux agissent comme des structures de protection du littoral, en atténuant l’énergie des vagues par la création d’une barrière physique, réduisant ainsi leur impact érosif sur le rivage. Leur présence favorise la sédimentation, ce qui peut contribuer à stabiliser le trait de côte.


Une nouvelle cie marine
En favorisant le développement d’écosystèmes côtiers sains, les micro-habitants naturels renforcent indirectement les défenses naturelles contre l’érosion, en stimulant la croissance d’herbiers marins et d’autres végétations aquatiques qui stabilisent les sédiments. La présence accrue de vie marine peut contribuer à la formation de récifs naturels à long terme. Ces habitats s’inscrivent dans une approche d’adaptation basée sur les écosystèmes.
En effet, ils offrent une solution flexible et évolutive face à la montée du niveau des mers. Leur capacité à s’adapter à différents environnements les rend particulièrement intéressants dans le contexte du changement climatique. Le fait de mettre sur les pontons du caillebottis permet également de laisser passer la lumière du jour et de faire vivre ces équipements de manière concrète.
Leur capacité à combiner protection physique et restauration écologique en fait une solution particulièrement intéressante pour les zones côtières menacées, comme celle de Port-Saint-Louis-du-Rhône.